Fort séisme entre la Jamaique et Cuba
Un puissant séisme d'une magnitude de 6,1 s'est produit dimanche dans les détroits qui séparent l'ouest de la Jamaïque du sud-est de Cuba, ont indiqué des sismologues américains. Il s'est produit à 15h56 (21h56 suisse) à une profondeur de 10 km.
Il n'y avait pas immédiatement d'informations sur des dommages matériels ou des victimes éventuelles causées par le séisme. L'épicentre a été situé en mer à 116 kilomètres au nord de Lucea, en Jamaïque, et à 157 kilomètres au sud-ouest de Manzanillo, à Cuba, par le Service américain de surveillance géologique.
lundi 5 février 2007
Romandie News : Fort séisme entre la Jamaique et Cuba
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Carlos Fuitzer
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vendredi 2 février 2007
Castro et Chavez : les images de la télé cubaine
Fidel Castro n'était pas apparu à la télévision, ni en public depuis le 28 octobre, rendant possible toutes sortes d'hypothèses, dont celles d'un cancer en phase terminale.
Une hypothèse finalement démentie par le docteur José Luis García Sabrido, qui affirme que Fidel Castro a souffert de nombreuses complications, suite à trois opérations successives des instestins.
Les informations publiées par le quotidien espagnol El Pais révèlent les vicissitudes de la santé de Castro en citant des sources de l'Hôpital Public "Gregorio Marañón" de Madrid, où travaille comme chef de service en Chirurgie le docteur José Luis García Sabrido. En décembre dernier García Sabrido a spécialement voyagé à Cuba pour examiner Castro et a démenti les rumeurs insistantes de cancer. "Une infection grave dans l'intestin, au moins trois opérations ratées et plusieurs complications maintiennent le dictateur cubain, prostré avec un pronostic très grave", assure la version publié par El Pais.
Depuis six mois, la présidence de Cuba est assumée par Raul Castro, et un petit nombre de hauts responsables du parti, assurant une certaine stabilité.
Selon Brian Latell, ex-analyste de la CIA "Raul Castro dirige Cuba avec un leadership décisif, Il a été l'organisateur du régime. Il a agi, tiré les ficelles dans l'ombre. Sans lui, le leader de la révolution aurait été incapable de se maintenir au pouvoir. Si je devais prendre une métaphore cinématographique, je dirai que Fidel, le visionnaire narcissique, est le metteur en scène, et Raul le producteur. C'est lui qui a structuré l'armée, organisé les redoutables services de sécurité et développé des secteurs entiers de l'économie."
Le Parti communiste, plus encore qu'avant, est entre ses mains. Quant au reste des institutions, elles se trouvent sous la coupe des "raulistes". Alors oui, Raul est capable de rester en place. Je ne peux pas dire combien de temps. Mais il a ses chances. Il continuera à oeuvrer en coulisse, s'entourera de personnalités comme le vice-président Carlos Lage qu'il pourrait, le cas échéant, nommer à la présidence." (Voit l'interview complet dans le Monde du 31 janvier 2007).
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jeudi 1 février 2007
L'automne du patriarche à Cuba
L'histoire joue parfois des tours pendables à ceux qui l'écrivent : voici une citation de Gabriel Garcia Marquez qui décrit assez bien la situation actuelle de Cuba.
« … Le peu de journaux qui se publiaient encore étaient dédiés à proclamer son éternité et à falsifier sa splendeur avec des images d’archives, ils nous le montraient jour après jour dans ce temps statique de la une, vêtu de l’uniforme tenace des cinq soleils tristes du temps de sa gloire, avec plus d’autorité, d’agilité, de santé que jamais, même si depuis des années nous avions perdu le compte de ses années à lui, il inaugurait à nouveau des monuments connus et des installations de service public que personne ne connaissait dans la vie réelle, il présidait des réunions solennelles que l’on disait d’hier et qui en réalité dataient du siècle dernier…
voir http://fragmentsdile.blogspot.com/ pour la citation complête
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mercredi 31 janvier 2007
Les 180 jours de Raul Castro
Les 180 jours de Raul Castro
Petit à petit, le nouveau maître de Cuba semble prendre ses marques, même si l'ombre de Fidel Castro plane encore sur la destinée de Raúl Castro.
L'après Castro ? La question est depuis un certain temps dans toutes les têtes. Mais pendant longtemps le sujet est resté tabou, preuve s'il en était besoin que même gravement malade ou moribond, Fidel Castro tenait encore les rênes du pouvoir. A l'instar des fins de règne des grands caudillos, il était indécent d'évoquer avec trop de précisions la succession du Lider Maximo de son vivant. La question n'est plus maintenant de savoir s'il y aura une transition à Cuba, mais quand et comment.
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Carlos Fuitzer
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Six mois après le retrait de Fidel, un débat frémit à Cuba
Six mois après que Fidel Castro a délégué "à titre provisoire" ses pouvoirs à son frère Raul, des signes timides d'ouverture se font jour à Cuba.
Depuis octobre, les médias, contrôlés par l'Etat, diffusent des articles concernant des détournements et des vols au sein d'entreprises publiques et d'autres déficiences de l'économie cubaine dont la mention était naguère impensable.
Dans des déclarations publiques inhabituelles, des intellectuels cubains ont dénoncé pour leur part la réapparition des censeurs responsables il y a trente ans des listes noires d'écrivains et d'homosexuels.
Le gouvernement a reconnu avoir commis une erreur et autorisé quelque 400 écrivains et artistes à participer mardi à une réunion sans précédent consacrée aux purges culturelles des années 1970.
Ce nouveau climat survient sur fond de profonde incertitude sur l'avenir de Cuba.
Fidel Castro, le dernier des acteurs majeurs de la Guerre froide encore au pouvoir, est absent depuis six mois des suites "d'une crise intestinale violente accompagnée de saignements continus, qui [l'] a contraint à subir une opération chirurgicale compliquée".
Depuis ce communiqué officiel du 31 juillet, dans lequel il organisait la délégation de ses pouvoirs, les rumeurs vont bon train sur l'état de santé véritable du chef de file de la révolution cubaine, qui est âgé de 80 ans.
Le pouvoir cubain insiste. Fidel se remet lentement mais reprendra les rênes d'une nation qu'il a conduite sans interruption depuis la révolution de 1959.
Mardi soir, la télévision cubaine a diffusé un nouvel enregistrement vidéo où on le voit s'entretenant avec son allié vénézuélien, Hugo Chavez. Il est encore frêle mais semble avoir repris des forces par rapport aux précédentes images diffusées par le pouvoir, en octobre.
De nombreux Cubains doutent cependant qu'ils reverront un jour Fidel Castro dans son uniforme militaire, à la tribune, lancé dans un discours marathon.
UN POUVOIR PLUS COLLECTIF ?
Son frère Raul, de cinq ans son cadet, assure l'intérim. Naguère considéré comme un communiste radical, celui qui s'était élevé avec virulence en 1996 contre une "glasnost" à la cubaine semble aujourd'hui pencher en faveur d'une "version tropicale" du modèle chinois d'ouverture économique, sans ouverture parallèle sur les droits individuels ou les libertés politiques.
Pour les spécialistes du régime, Raul, s'il n'a pas le charisme de son frère, tient fermement le pouvoir et gouverne sur un mode très différent, partageant les responsabilités et déléguant à d'autres dirigeants la représentation de Cuba lors de manifestations internationales.
Quand Fidel monopolisait l'espace public, Raul apparaît rarement en public; ses prises de parole sont encore plus rares.
"Le pouvoir est devenu plus collectif. Il n'est plus centré sur une seule personne. Cuba est géré de façon plus rationnelle, avec moins d'agitation politique", note Oscar Espinosa Chepe, écrivain et économiste dissident.
"Ce qu'il y a de bien avec Raul, c'est qu'il a une capacité d'écoute", relève sous le couvert de l'anonymat un autre économiste cubain qui souligne que le dirigeant intérimaire a commandé des études sur les moyens de relancer l'économie ou d'accroître la production alimentaire sans exclure la propriété privée des outils de production.
Raul a surpris les Cubains en les incitant à plus de discussions sur les politiques du gouvernement et en appelant à une gestion plus transparente de l'Etat. Le pays, a-t-il dit, est fatigué des excuses et des retards, par exemple dans le paiement des agriculteurs indépendants qui fournissent 60% de sa production.
"Raul s'est attaché à abandonner la quête de boucs émissaires que pratiquait Fidel. Au contraire, il admet que les problèmes de la révolution sont sérieux et d'origine interne", estime Brian Latell, ancien analyste de la CIA et auteur d'"After Fidel", un ouvrage consacré à la succession du leader cubain.
"Chaque jour, davantage d'intellectuels prennent la parole et à Cuba c'est une nouveauté", dit Espinosa Chepe. Mais, ajoute le dissident, les réformes économiques voulues par la plupart des Cubains sont trop lentes à venir - le salaire moyen est de 17 dollars. "Pour le moment, Cuba est stable mais il y a un fort mécontentement dans les rues."
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Carlos Fuitzer
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Cuba sans Castro n'a guère changé
Cuba sans Castro n'a guère changé - Yahoo! Actualités
Les ennemis de Fidel Castro en exil prédisent depuis longtemps que la fin de son règne à Cuba provoquera des scènes de liesse dans les rues de l'île communiste, un exode massif et une transition rapide vers une démocratie de type américaine ainsi qu'une économie de marché. Pourtant, six mois après le transfert du pouvoir au frère du Lider Maximo, la vie n'a guère changé sur l'île.
Tandis que le vieux dirigeant se remet -plutôt bien, officiellement- de l'opération aux intestins qui l'a forcé à transmettre le pouvoir exécutif à son frère Raul le 31 juillet 2006, les Cubains vaquent à leurs occupations. On ne voit pas d'exode massif ni de signe de changement politique imminent.
Et Fidel Castro dût-il se rétablir complètement et retrouver une vie normale, les autorités ne parlent plus de son retour au pouvoir. De toute façon, les responsables cubains ont déjà fait ce que leurs ennemis considéraient comme impossible: ils ont construit un système communiste post-castriste. Finalement, la seule chose différente à Cuba aujourd'hui, c'est que son gouvernement, au lieu d'être dirigé par une seule personne, est conduit par sept hommes, Raul Castro à leur tête.
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Carlos Fuitzer
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