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mercredi 28 novembre 2007

Référendum au Venezuela, un nouveau tour de vis pour la presse ?

A quelques jours du référendum du 2 décembre au Venezuela, Reporters sans frontières craint "un tournant dangereux pour la liberté de la presse". RSF manifeste son inquiétude concernant deux articles du nouveau texte, jugés dangereux pour la liberté de la presse.


"Quel besoin avait le président Hugo Chávez d'engager une réforme de la Constitution qu'il avait lui-même fait adopter, au risque d'aggraver encore un peu plus les divisions et la polarisation entre les citoyens de son pays ? Elaborée avec le concours de la société civile, la Constitution de 1999 avait fini par susciter un certain consensus. Inopportune et dénoncée par des personnalités ou des partis politiques jusque-là proches du pouvoir, sa réforme actuelle dénature dangereusement l'intitulé initial et menace la liberté de la presse, à travers ses articles 337 et 338. Par ailleurs, le climat dans lequel s'est déroulée la campagne électorale et les agressions odieuses contre la presse constatées de part et d'autre, peuvent à tout moment servir d'argument pour décréter l'état d'urgence illimité (article 338) et suspendre, de ce fait, des garanties constitutionnelles fondamentales comme le droit d'informer (article 337). La ratification de cette réforme pourrait donc marquer un tournant dangereux pour la liberté de la presse", estime Reporters sans frontières.


Fixé au 2 décembre prochain, malgré des appels au report y compris au sein de la coalition au pouvoir, le scrutin devra entériner la modification ou l'introduction d'une soixantaine d'articles de la Constitution promulguée par le président Hugo Chávez au début de son premier mandat, en 1999. Les articles 337 et 338 figurent parmi les dispositions les plus controversées de cette réforme, récusée par des personnalités proches du chef de l'État comme le général Raúl Baduel, ancien ministre de la Défense, ou le parti de centre-gauche Podemos, dont les députés se sont abstenus lors du vote du texte à l'Assemblée nationale.

L'article 338, dans sa version initiale de 1999, prévoit que "l'état d'exception peut durer trente jours renouvelables et être étendu jusqu'à quatre-vingt-dix jours renouvelables en cas de conflit interne ou externe. Amendé, l'article supprime tout délai de prorogation et n'impose plus l'aval du Tribunal suprême de justice, en violation de la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l'homme. L'article 337 initial prévoit que certaines garanties constitutionnelles ne peuvent être suspendues dans une situation d'état d'exception. L'accès à l'information a disparu de la liste des droits intangibles dans la version amendée.
La vice-présidente de l'Assemblée nationale, Desiré Santos Amaral, elle-même journaliste de profession, a d'ores et déjà annoncé, le 24 novembre, une réforme de la loi sur l'exercice du journalisme pour le courant de l'année 2008.

Source :

Benoît Hervieu
Despacho Américas / Americas desk
Reporters sans frontières
47, rue Vivienne
75002 Paris - France



Orignal From: Référendum au Venezuela, un nouveau tour de vis pour la presse ?

lundi 17 septembre 2007

Venezuela: Chavez annonce un voyage à Cuba en décembre

Le président du Venezuela Hugo Chavez a annoncé qu'il se rendrait à Cuba en décembre prochain pour inaugurer une raffinerie de pétrole et lancer un projet de construction d'usine de regazéification, dans son programme radio-télévisé dominical "Aló, Presidente".

Au cours de cette visite, le président vénézuélien doit inaugurer une raffinerie de pétrole à Cienfuegos (centre) et également lancer le projet de construction d'une usine de regazéification du gaz qui sera exporté du Venezuela vers Cuba.

Hugo Chavez n'a toutefois pas précisé le volume de ces exportations de gaz vers Cuba.

La raffinerie de Cienfuegos, opérée par une société mixte vénézuelo-cubaine, doit commencer à opérer en décembre où travaillent actuellement quelques 600 ouvriers employés par dix entreprises cubaines et un groupe d'experts vénézuéliens.

L'ambassadeur vénézuélien à La Havane, Ali Rodríguez, a récemment indiqué que la raffinerie traitera "dans un premier temps 650.000 barils (de pétrole) par jour" puis dans un deuxième temps, "ira jusqu'à 109.000 (barils) au total" quotidiennement.

La dernière visite du président Chavez à Cuba remonte au mois de juin. En 2006, il s'était rendu en six occasions sur l'île de Fidel Castro, en convalescence à la suite de plusieurs interventions chirurgicales survenues à partir de juillet 2006.

lundi 3 septembre 2007

Le Venezuela ressemble de plus en plus à Cuba

Tandis que le Venezuela engrange des montants records grâce à ses exportations de pétrole, les consommateurs font face à des pénuries de viande, de farine et d'huile de cuisine.

L'inflation annuelle a atteint 16 pour cent au Venezuela ces derniers mois, le taux le plus élevé d'Amérique latine.

Le bolivar a dégringolé de 30 pour cent cette année à 4,85 pour un dollar au marché noir, le seul endroit où il s'échange librement en raison des mesures de restrictions du gouvernement sur les devises étrangères. Un taux plus de deux fois supérieur au taux officiel de 2,15 par dollar décrété en 2005 par le gouvernement. Chávez peut devoir dévaluer le bolivar cette année pour réduire cette incohérence et pour augmenter les recettes du pétrole, qui compose la moitié du revenu du gouvernement.

« Cela été le boom pétrolier le plus mal géré de l'histoire du Venezuela, » a déclaré Ricardo Hausmann, un ancien ministre de la planification du gouvernement qui enseigne maintenant les sciences économiques à l'université de Harvard. « Une dévaluation est inévitable. La seule question est quand. »

vendredi 2 février 2007

Castro et Chavez : les images de la télé cubaine

Fidel Castro n'était pas apparu à la télévision, ni en public depuis le 28 octobre, rendant possible toutes sortes d'hypothèses, dont celles d'un cancer en phase terminale.

Une hypothèse finalement démentie par le docteur José Luis García Sabrido, qui affirme que Fidel Castro a souffert de nombreuses complications, suite à trois opérations successives des instestins.


Les informations publiées par le quotidien espagnol El Pais révèlent les vicissitudes de la santé de Castro en citant des sources de l'Hôpital Public "Gregorio Marañón" de Madrid, où travaille comme chef de service en Chirurgie le docteur José Luis García Sabrido. En décembre dernier García Sabrido a spécialement voyagé à Cuba pour examiner Castro et a démenti les rumeurs insistantes de cancer. "Une infection grave dans l'intestin, au moins trois opérations ratées et plusieurs complications maintiennent le dictateur cubain, prostré avec un pronostic très grave", assure la version publié par El Pais.

Depuis six mois, la présidence de Cuba est assumée par Raul Castro, et un petit nombre de hauts responsables du parti, assurant une certaine stabilité.
Selon Brian Latell, ex-analyste de la CIA "Raul Castro dirige Cuba avec un leadership décisif, Il a été l'organisateur du régime. Il a agi, tiré les ficelles dans l'ombre. Sans lui, le leader de la révolution aurait été incapable de se maintenir au pouvoir. Si je devais prendre une métaphore cinématographique, je dirai que Fidel, le visionnaire narcissique, est le metteur en scène, et Raul le producteur. C'est lui qui a structuré l'armée, organisé les redoutables services de sécurité et développé des secteurs entiers de l'économie."

Le Parti communiste, plus encore qu'avant, est entre ses mains. Quant au reste des institutions, elles se trouvent sous la coupe des "raulistes". Alors oui, Raul est capable de rester en place. Je ne peux pas dire combien de temps. Mais il a ses chances. Il continuera à oeuvrer en coulisse, s'entourera de personnalités comme le vice-président Carlos Lage qu'il pourrait, le cas échéant, nommer à la présidence." (Voit l'interview complet dans le Monde du 31 janvier 2007).

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