granma.cu -De l’inquiétude dans l’air
LES Cubains sont préparés pour affronter tout type de désastres naturels, après l’exercice Meteoro 2007 qui a démontré l’efficacité du système national de la Défense civile, ont affirmé ce lundi les autorités de cet organe, selon Prensa Latina.
Cette fin de semaine a démontré la capacité de réponse de la population et des différents niveaux de commandement de l’Etat et du gouvernement dans le sauvetage de vies humaines, des ressources humaines et de la réduction des dégâts.
Un article du quotidien Granma rapporte que Meteoro 2007 a démontré le bien-fondé de l’évacuation et du sauvetage des habitants dans des lieux à risques en présence d’inondations côtières, de chutes de bâtiments et d’incendies par l’utilisation de techniques modernes.
De tels exercices ont été réalisés dans la capitale cubaine et dans les autres provinces, où les dirigeants politiques ont appelé à une vigilance permanente en cas de catastrophes et à appliquer à temps les mesures de prévention.
A Pinar del Rio, un des territoires les plus touchés par les ouragans (13 dans les huit dernières années), il a été procédé, à type d’exercice, à la taille des arbres, au nettoyage des égouts et à la lutte contre les effets d’un accident chimique et à l’accueil massif de blessés dans des centres hospitaliers.
Le quotidien rapporte que Meteoro 2007, en deux jours d’exercices, a activé les mécanismes nécessaires pour se préparer et fournir une réponse adéquate devant la survenue de désastres naturels, technologiques ou sanitaires.
A la veille de la saison cyclonique, du 1er juin au 30 novembre, Cuba a prouvé la nécessaire prévision de règles à adopter pour éviter tout accident ou éventualité qui dépende de l’homme.
mardi 22 mai 2007
De l’inquiétude dans l’air
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Carlos Fuitzer
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lundi 14 mai 2007
Les marques américaines bien présentes malgré l'embargo - Yahoo! Actualités
En dépit de l'embargo américain imposé à Cuba depuis 45 ans, de nombreux produits de grandes marques américaines sont vendus sur l'île communiste, non plus au marché noir mais dans les commerces classiques, sans que nul ne s'en offusque.
Certes McDonald's est absent de Cuba et l'on ne peut y acheter de bière Budweiser, de voiture de sport Corvette ou d'ordinateur Dell. Mais malgré le "bloqueo", comme le surnomment les Cubains, on trouve facilement du Coca-Cola et des articles de dizaines de marques américaines comme Nike, Colgate, Marlboro ou encore Gillette.
Des produits qui ne sont pas vendus sous le manteau: ils s'étalent dans les halls d'hôtel, les supermarchés et les pharmacies, des établissements tous sous le contrôle du gouvernement. Les firmes américaines assurent ne pas avoir connaissance de ces ventes, ajoutant que le volume de produits concerné est faible et que le phénomène est difficile à empêcher.
L'embargo interdit aux touristes américains de visiter Cuba et autorise uniquement l'exportation de certains produits américains: les produits alimentaires et agricoles, les fournitures médicales et certains équipements de télécommunications. Reste que des grossistes et distributeurs en Europe, Asie, Amérique latine et Canada vendent régulièrement les articles de grandes marques américaines à des importateurs cubains.
Les responsables de trois sociétés d'importation de La Havane contrôlées par des investisseurs étrangers soulignent sous couvert d'anonymat que le gouvernement cubain importe lui-même la grande majorité des produits américains disponibles sur l'île.
Christopher Padilla, secrétaire adjoint américain au commerce, en charge des services d'exportation, précise que Cuba va jusqu'à envoyer des délégations pour des "missions d'achat" de produits américains dans des pays tiers.
Dans un pays où le tourisme constitue la principale source de revenus, la présence de produits américains rassure les visiteurs, fait remarquer Daniel Erikson, de l'organisation Dialogue inter-américain, basée à Washington. "Les gens, y compris le Cubain moyen, préfèrent boire un Coca-Cola plutôt qu'un obscur soda générique qu'ils ne connaissent pas", explique-t-il. "Il est important pour le secteur touristique que les étrangers qui visitent Cuba voient des produits qu'il connaissent et dans lesquels ils ont confiance."
Tous les produits américains sont vendus en peso cubain convertible, considéré comme une devise étrangère et d'une valeur de 1,08 dollar (0,80 euro), soit 25 fois celle du peso cubain normal. Même si le traitement des fonctionnaires a augmenté ces dernières années, le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 15 dollars (11 euros), et peu de Cubains ont ainsi les moyens d'acheter des produits américains.
Le mois dernier, le ministre cubain de l'Economie José Luis Rodriguez a toutefois indiqué que 57% de la population avait accès soit au dollar soit au peso convertible, via des emplois dans le tourisme ou des parents à l'étranger. Et un rapport de 2004 de la commission américaine pour l'assistance à un Cuba libre a estimé qu'environ un milliard de dollars (740 millions d'euros) étaient envoyés sur l'île chaque année en provenance des Etats-Unis.
L'afflux de marques américaines a véritablement commencé en 1993 lorsque Cuba a renoncé à des lois interdisant aux Cubains de détenir des dollars. Fabriquées en Chine, des baskets Nike Air Max 90 sont par exemple proposées à 129,40 pesos convertibles, soit 140 dollars (103 euros) dans un magasin près du parc central de La Havane. On trouve également de nombreuses contrefaçons vendues au prix fort.
Savoir si un produit américain est arrivé légalement à Cuba est difficile car Washington refuse de révéler le nom des entreprises ayant obtenu des licences d'exportation vers Cuba. Aucune marque américaine n'est plus présente à Cuba que Coca-Cola, mais la firme d'Atlanta assure ne pas avoir demandé de licence, bien qu'elle puisse légalement exporter son soda vers l'île comme produit alimentaire.
La bouteille de Coca-Cola est vendue un dollar (74 centimes d'euro) dans les magasins et jusqu'à quatre fois plus dans les restaurants pour touristes. AP
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Carlos Fuitzer
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dimanche 13 mai 2007
Un touriste belge poignardé à mort à Camaguey
Un Anversois d'une cinquantaine d'année en voyage à Cuba a été poignardé à mort lundi dernier, annonce aujourd'hui la chaîne flamande VTM dans son journal de la mi-journée. Le ministère des Affaires étrangères n'a rendu le décès public qu'après avoir prévenu, hier, la famille de la victime.
[cuba1] Les faits se sont produits lundi soir dans la 3ème plus grande ville cubaine, Camaguey, où la victime se déplaçait seule à l'occasion d'un voyage touristique. Poignardé à l'issue d'une altercation avec une cubaine et son ami qui réclamaient de l'argent, il est décédé des suites de ses blessures. Le ministère des affaires étrangères n'étant pas encore en mesure de donner plus d'informations sur les circonstances du drame, on ignore si l'auteur des faits a été arrêté.
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mardi 8 mai 2007
Washington va construire à Guantanamo un centre pour immigrants
Les Etats-Unis vont construire un centre destiné à accueillir des immigrants sur la base navale américaine de Guantanamo (Cuba), a-t-on appris auprès du Pentagone. Ils s'inquiètent de vagues d'immigrants cubains en cas de mort du président cubain Fidel Castro.
La société Islands Mechanical Contractors, basée en Floride, a remporté l'appel d'offres de 16,5 millions de dollars pour concevoir et construire ce "centre temporaire pour accueillir des immigrants" à Guantanamo, a précisé le Pentagone dans un communiqué. Il est prévu que la construction de ce centre, qui comprendra des douches, des installations pour laver le linge et un système de traitement des eaux usées, soit achevée d'ici mai 2008.
Une prison, où sont détenus environ 380 prisonniers soupçonnés par les Etats-Unis de liens avec Al-Qaïda ou les talibans, se trouve déjà sur la base navale de Guantanamo. Un porte-parole de l'armée américaine a assuré que la construction de ce centre pour immigrants ne signifiait pas que les Etats-Unis anticipaient une vague d'immigrants venant d'un pays en particulier.
"Il s'agit d'une mesure préparatoire liée à l'histoire de la région (...) qui a connu des vagues d'immigration illégale vers les Etats-Unis" et l'armée américaine veut être prête si cela se produit à l'avenir, a prévenu ce porte-parole du commandement sud de l'armée américaine, Jose Ruiz.
La décision des Etats-Unis de construire le centre intervient toutefois alors que les spéculations sur la santé de Fidel Castro vont toujours bon train. Un haut responsable américain avait estimé il y a quelques mois que le président cubain n'en avait plus pour très longtemps. Opéré des suites d'une grave hémorragie intestinale, Fidel Castro a cédé l'été dernier les rênes du pays, à titre temporaire, à son frère Raul.
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lundi 7 mai 2007
Tentative de détournement d'un avion à Cuba: 2 militaires tués
Deux militaires cubains ont été tués lors de la tentative jeudi par deux déserteurs de s'emparer d'un avion pour fuir le pays, a annoncé le gouvernement dans un communiqué officiel.
"A l'aube du jeudi 3 mai, deux individus ont été capturés quand ils ont tenté de détourner un avion civil avec comme objectif de passer aux Etats-Unis", a déclaré le ministère cubain de l'Intérieur dans un communiqué.
"Pour mener à bien leur entreprise, ils se sont emparés d'un autobus urbain et ont pris en otages plusieurs passagers", poursuit le communiqué selon lequel "une fois à bord de l'avion, les assassins ont donné la mort à un des otages, le lieutenant-colonel des FAR (Forces armées révolutionnaires, ndlr) Victor Acuna Velazquez qui, bien que désarmé, a tenté héroïquement d'empêcher l'acte terroriste".
"Les délinquants capturés sont les deux auteurs qui étaient encore en fuite depuis le 29 avril après avoir assassiné" la sentinelle Yoendris Gutierrez Hernandez et blessé un autre militaire, ajoute le communiqué.
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jeudi 12 avril 2007
Quand les Chinois dominaient Cuba
Pour la première fois, la Cubaine Zoé Valdés secoue son arbre généalogique du côté de ses ancêtres chinois. Un vrai livre des merveilles.
« JE ME suis souvent demandé ce que je devrais faire du restant de ma vie et maintenant je le sais : j'essaierai d'arriver à Cuba », écrivait Hemingway. Quelques années avant lui, une famille d'intellectuels du Sichuan prononce la même prière. Et se lance dans une longue odyssée, à cheval, en barque et le plus souvent à fond de cale. Un voyage capable de vous rendre amnésique, esclave ou brillant avocat, selon ses caprices.
Cette aventure est celle des ancêtres de Zoé Valdés qui, pour la première fois, secoue son arbre généalogique pour en récolter les fruits. Si on retrouve la veine lyrique et sensuelle qui irrigue son oeuvre, son verbe provocant et son exubérance se sont assagis, comme domptés par cette épopée incroyable. Au début du XXe siècle, Li Ying, un chanteur d'opéra passé de mode et humilié par le déclin culturel de la Chine, doit choisir : la misère ou l'exil.
Une histoire entourée de magie
Sur un cheval à la crinière bleutée et avec pour seule compagnie la natte de cheveux de sa femme, il part pour Cuba. Le voyage ne se passe pas exactement comme prévu. Agressé par des bandits de grand chemin, Li Ying perd la mémoire à jamais. Oubliés, sa vie d'antan, son épouse tant aimée, ses trois enfants.
Quand il débarque à Cuba, il s'invente un patronyme, fonde un nouveau foyer, sans savoir qu'en Chine sa famille se languit de lui. Mo Ying, son fils aîné et grand-père de l'auteur, part à sa recherche. Il suit la route de la soie, traverse des déserts, connaît des amours aussi fugaces qu'intenses, soigne les stigmates de son voyage avec du nectar d'or. Il rencontre des femmes aux pieds si petits que leurs pas en deviennent des danses divines. Croise des vagabonds, pour lesquels la vie vaut bien moins cher qu'un cheval en bonne santé.
Toute la beauté du roman de Zoé Valdés est concentrée dans ces pages, qui rappellent le Livre des merveilles de Marco Polo. L'histoire de ce grand-père du bout du monde est entourée de magie, de fables ésotériques. Une fois à Cuba, Mo Ying, rebaptisé Maximiliano Megía, retrouve son père amnésique qui l'aimera « comme un fils », et fait venir sa mère et ses soeurs.
L'histoire ne s'arrête pas là. Maximiliano, qui vécut plus de cent ans, eut presque l'éternité pour en écrire la suite, sur d'innombrables cahiers. Jusqu'à ce que sa petite-fille prenne le relais.
ASTRID ELIARD.
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jeudi 5 avril 2007
Cuba: l'espagnol Moratinos reçu par Raul Castro
Madrid a scellé mardi un "changement de cap" controversé et une véritable normalisation avec La Havane par une rencontre entre Raul Castro, chef de l'Etat par intérim, et Miguel Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole, dans l'espoir incertain d'entraîner l' derrière lui.
Le président cubain Fidel Castro a quant à lui accusé la politique énergétique des Etats-Unis de faire peser une menace de "génocide" sur le monde dans un second article publié en moins d'une semaine, huit mois après une grave intervention chirurgicale.Qualifié d'"importante rectification", de "changement de cap" ou de "nouvelle étape", la première visite à Cuba en près de 10 ans d'un ministre des Affaires étrangères de l'ancienne puissance coloniale a suscité la satisfaction visible des responsables cubains en ouvrant une brèche dans l'isolement relatif de l'île communiste, sous les yeux des dissidents divisés sur la question.
Raul Castro a reçu mardi soir au Palais de la Révolution le ministre espagnol, qui lui a remis avant son départ une lettre de roi Juan Carlos souhaitant un "prompt rétablissement" à son frère Fidel.
Souriant, le numéro deux cubain a lu à voix haute devant la presse la lettre du souverain espagnol, écrite en remerciement d'un cadeau que lui a fait parvenir récemment Fidel Castro, qui se remet depuis huit mois d'une lourde opération chirurgicale.
Auparavant, l'envoyé du gouvernement socialiste de Madrid et son homologue cubain Felipe Perez Roque ont signé un accord prévoyant un "mécanisme" de consultations politiques incluant un "dialogue sur les droits de l'homme".
Avec l'Union européenne (UE), M. Perez Roque a réitéré l'exigence de Cuba qu'elle lève définitivement ses sanctions --"suspendues" depuis 2005-- pour accepter d'en débattre.
Toutefois, le chef de la diplomatie cubaine a souligné que les entretiens avec son homologue n'avaient pas abordé le sujet épineux des prisonniers politiques, quelque 280 selon la dissidence.
"Ca n'était pas à l'agenda, c'est de la compétence des organes légaux cubains. Ca n'est pas un thème que nous discutons avec d'autres pays. C'est un problème interne à Cuba", a-t-il affirmé.
Fer de lance au sein de l'UE de la normalisation avec l'île communiste, l'Espagne a déjà obtenu en 2005 la suspension des sanctions européennes, une mesure qui doit être réexaminée en juin prochain, malgré l'hostilité de la plupart des anciens pays socialistes d'Europe de l'Est, ex-alliés de Cuba, et d'autres plus "à cheval" sur la question des droits de l'Homme.
Les sanctions avaient été adoptées après la vague de condamnations de 75 dissidents en 2003, et l'exécution sommaire de trois jeunes Cubains qui avaient détourné une embarcation pour fuir aux Etats-Unis.
L'envoyé espagnol a reconnu que "beaucoup ont osé la (sa visite) critiquer, ont osé douter de ses résultats".
Mais "cette nouvelle page nous servira pour inspirer l'UE qui veut et doit être un acteur crédible", a-t-il souligné.
Sa visite "démontre qu'il faut traiter Cuba avec respect", avait souligné M. Perez Roque.
La France, pour sa part, avait emboîté le pas à l'Espagne dès 2005 en invitant M. Perez Roque à sa fête nationale le 14 juillet.
Pour M. Moratinos, qui a fait part de son "émotion" à fouler le sol cubain et du "poids historique" des relations avec l'ancienne colonie, "le gouvernement espagnol se doit d'être présent à Cuba".
Les deux pays ont également ratifié un accord de reprise de la coopération bilatérale --rompue par Cuba en juillet 2003-- et un communiqué sur la dette cubaine, la réouverture du centre culturel espagnol à La Havane et de la promotion des investissements.
Les dissidents ont regretté pour la plupart de n'avoir pu rencontrer le ministre espagnol.
Vladimiro Roca, un des principaux opposants en liberté, a jugé que les socialistes espagnols "ont superbement ignoré toutes les demandes et recommandations de l'opposition".
Mais pour Manuel Cuesta Morua, de l'opposition modérée social-démocrate, "ce rapprochement est positif", dans l'attente "des mesures efficaces et concrètes" en matière de droits l'homme.
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Carlos Fuitzer
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