Un Anversois d'une cinquantaine d'année en voyage à Cuba a été poignardé à mort lundi dernier, annonce aujourd'hui la chaîne flamande VTM dans son journal de la mi-journée. Le ministère des Affaires étrangères n'a rendu le décès public qu'après avoir prévenu, hier, la famille de la victime.
[cuba1] Les faits se sont produits lundi soir dans la 3ème plus grande ville cubaine, Camaguey, où la victime se déplaçait seule à l'occasion d'un voyage touristique. Poignardé à l'issue d'une altercation avec une cubaine et son ami qui réclamaient de l'argent, il est décédé des suites de ses blessures. Le ministère des affaires étrangères n'étant pas encore en mesure de donner plus d'informations sur les circonstances du drame, on ignore si l'auteur des faits a été arrêté.
dimanche 13 mai 2007
Un touriste belge poignardé à mort à Camaguey
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mardi 8 mai 2007
Washington va construire à Guantanamo un centre pour immigrants
Les Etats-Unis vont construire un centre destiné à accueillir des immigrants sur la base navale américaine de Guantanamo (Cuba), a-t-on appris auprès du Pentagone. Ils s'inquiètent de vagues d'immigrants cubains en cas de mort du président cubain Fidel Castro.
La société Islands Mechanical Contractors, basée en Floride, a remporté l'appel d'offres de 16,5 millions de dollars pour concevoir et construire ce "centre temporaire pour accueillir des immigrants" à Guantanamo, a précisé le Pentagone dans un communiqué. Il est prévu que la construction de ce centre, qui comprendra des douches, des installations pour laver le linge et un système de traitement des eaux usées, soit achevée d'ici mai 2008.
Une prison, où sont détenus environ 380 prisonniers soupçonnés par les Etats-Unis de liens avec Al-Qaïda ou les talibans, se trouve déjà sur la base navale de Guantanamo. Un porte-parole de l'armée américaine a assuré que la construction de ce centre pour immigrants ne signifiait pas que les Etats-Unis anticipaient une vague d'immigrants venant d'un pays en particulier.
"Il s'agit d'une mesure préparatoire liée à l'histoire de la région (...) qui a connu des vagues d'immigration illégale vers les Etats-Unis" et l'armée américaine veut être prête si cela se produit à l'avenir, a prévenu ce porte-parole du commandement sud de l'armée américaine, Jose Ruiz.
La décision des Etats-Unis de construire le centre intervient toutefois alors que les spéculations sur la santé de Fidel Castro vont toujours bon train. Un haut responsable américain avait estimé il y a quelques mois que le président cubain n'en avait plus pour très longtemps. Opéré des suites d'une grave hémorragie intestinale, Fidel Castro a cédé l'été dernier les rênes du pays, à titre temporaire, à son frère Raul.
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lundi 7 mai 2007
Tentative de détournement d'un avion à Cuba: 2 militaires tués
Deux militaires cubains ont été tués lors de la tentative jeudi par deux déserteurs de s'emparer d'un avion pour fuir le pays, a annoncé le gouvernement dans un communiqué officiel.
"A l'aube du jeudi 3 mai, deux individus ont été capturés quand ils ont tenté de détourner un avion civil avec comme objectif de passer aux Etats-Unis", a déclaré le ministère cubain de l'Intérieur dans un communiqué.
"Pour mener à bien leur entreprise, ils se sont emparés d'un autobus urbain et ont pris en otages plusieurs passagers", poursuit le communiqué selon lequel "une fois à bord de l'avion, les assassins ont donné la mort à un des otages, le lieutenant-colonel des FAR (Forces armées révolutionnaires, ndlr) Victor Acuna Velazquez qui, bien que désarmé, a tenté héroïquement d'empêcher l'acte terroriste".
"Les délinquants capturés sont les deux auteurs qui étaient encore en fuite depuis le 29 avril après avoir assassiné" la sentinelle Yoendris Gutierrez Hernandez et blessé un autre militaire, ajoute le communiqué.
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jeudi 12 avril 2007
Quand les Chinois dominaient Cuba
Pour la première fois, la Cubaine Zoé Valdés secoue son arbre généalogique du côté de ses ancêtres chinois. Un vrai livre des merveilles.
« JE ME suis souvent demandé ce que je devrais faire du restant de ma vie et maintenant je le sais : j'essaierai d'arriver à Cuba », écrivait Hemingway. Quelques années avant lui, une famille d'intellectuels du Sichuan prononce la même prière. Et se lance dans une longue odyssée, à cheval, en barque et le plus souvent à fond de cale. Un voyage capable de vous rendre amnésique, esclave ou brillant avocat, selon ses caprices.
Cette aventure est celle des ancêtres de Zoé Valdés qui, pour la première fois, secoue son arbre généalogique pour en récolter les fruits. Si on retrouve la veine lyrique et sensuelle qui irrigue son oeuvre, son verbe provocant et son exubérance se sont assagis, comme domptés par cette épopée incroyable. Au début du XXe siècle, Li Ying, un chanteur d'opéra passé de mode et humilié par le déclin culturel de la Chine, doit choisir : la misère ou l'exil.
Une histoire entourée de magie
Sur un cheval à la crinière bleutée et avec pour seule compagnie la natte de cheveux de sa femme, il part pour Cuba. Le voyage ne se passe pas exactement comme prévu. Agressé par des bandits de grand chemin, Li Ying perd la mémoire à jamais. Oubliés, sa vie d'antan, son épouse tant aimée, ses trois enfants.
Quand il débarque à Cuba, il s'invente un patronyme, fonde un nouveau foyer, sans savoir qu'en Chine sa famille se languit de lui. Mo Ying, son fils aîné et grand-père de l'auteur, part à sa recherche. Il suit la route de la soie, traverse des déserts, connaît des amours aussi fugaces qu'intenses, soigne les stigmates de son voyage avec du nectar d'or. Il rencontre des femmes aux pieds si petits que leurs pas en deviennent des danses divines. Croise des vagabonds, pour lesquels la vie vaut bien moins cher qu'un cheval en bonne santé.
Toute la beauté du roman de Zoé Valdés est concentrée dans ces pages, qui rappellent le Livre des merveilles de Marco Polo. L'histoire de ce grand-père du bout du monde est entourée de magie, de fables ésotériques. Une fois à Cuba, Mo Ying, rebaptisé Maximiliano Megía, retrouve son père amnésique qui l'aimera « comme un fils », et fait venir sa mère et ses soeurs.
L'histoire ne s'arrête pas là. Maximiliano, qui vécut plus de cent ans, eut presque l'éternité pour en écrire la suite, sur d'innombrables cahiers. Jusqu'à ce que sa petite-fille prenne le relais.
ASTRID ELIARD.
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jeudi 5 avril 2007
Cuba: l'espagnol Moratinos reçu par Raul Castro
Madrid a scellé mardi un "changement de cap" controversé et une véritable normalisation avec La Havane par une rencontre entre Raul Castro, chef de l'Etat par intérim, et Miguel Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole, dans l'espoir incertain d'entraîner l' derrière lui.
Le président cubain Fidel Castro a quant à lui accusé la politique énergétique des Etats-Unis de faire peser une menace de "génocide" sur le monde dans un second article publié en moins d'une semaine, huit mois après une grave intervention chirurgicale.Qualifié d'"importante rectification", de "changement de cap" ou de "nouvelle étape", la première visite à Cuba en près de 10 ans d'un ministre des Affaires étrangères de l'ancienne puissance coloniale a suscité la satisfaction visible des responsables cubains en ouvrant une brèche dans l'isolement relatif de l'île communiste, sous les yeux des dissidents divisés sur la question.
Raul Castro a reçu mardi soir au Palais de la Révolution le ministre espagnol, qui lui a remis avant son départ une lettre de roi Juan Carlos souhaitant un "prompt rétablissement" à son frère Fidel.
Souriant, le numéro deux cubain a lu à voix haute devant la presse la lettre du souverain espagnol, écrite en remerciement d'un cadeau que lui a fait parvenir récemment Fidel Castro, qui se remet depuis huit mois d'une lourde opération chirurgicale.
Auparavant, l'envoyé du gouvernement socialiste de Madrid et son homologue cubain Felipe Perez Roque ont signé un accord prévoyant un "mécanisme" de consultations politiques incluant un "dialogue sur les droits de l'homme".
Avec l'Union européenne (UE), M. Perez Roque a réitéré l'exigence de Cuba qu'elle lève définitivement ses sanctions --"suspendues" depuis 2005-- pour accepter d'en débattre.
Toutefois, le chef de la diplomatie cubaine a souligné que les entretiens avec son homologue n'avaient pas abordé le sujet épineux des prisonniers politiques, quelque 280 selon la dissidence.
"Ca n'était pas à l'agenda, c'est de la compétence des organes légaux cubains. Ca n'est pas un thème que nous discutons avec d'autres pays. C'est un problème interne à Cuba", a-t-il affirmé.
Fer de lance au sein de l'UE de la normalisation avec l'île communiste, l'Espagne a déjà obtenu en 2005 la suspension des sanctions européennes, une mesure qui doit être réexaminée en juin prochain, malgré l'hostilité de la plupart des anciens pays socialistes d'Europe de l'Est, ex-alliés de Cuba, et d'autres plus "à cheval" sur la question des droits de l'Homme.
Les sanctions avaient été adoptées après la vague de condamnations de 75 dissidents en 2003, et l'exécution sommaire de trois jeunes Cubains qui avaient détourné une embarcation pour fuir aux Etats-Unis.
L'envoyé espagnol a reconnu que "beaucoup ont osé la (sa visite) critiquer, ont osé douter de ses résultats".
Mais "cette nouvelle page nous servira pour inspirer l'UE qui veut et doit être un acteur crédible", a-t-il souligné.
Sa visite "démontre qu'il faut traiter Cuba avec respect", avait souligné M. Perez Roque.
La France, pour sa part, avait emboîté le pas à l'Espagne dès 2005 en invitant M. Perez Roque à sa fête nationale le 14 juillet.
Pour M. Moratinos, qui a fait part de son "émotion" à fouler le sol cubain et du "poids historique" des relations avec l'ancienne colonie, "le gouvernement espagnol se doit d'être présent à Cuba".
Les deux pays ont également ratifié un accord de reprise de la coopération bilatérale --rompue par Cuba en juillet 2003-- et un communiqué sur la dette cubaine, la réouverture du centre culturel espagnol à La Havane et de la promotion des investissements.
Les dissidents ont regretté pour la plupart de n'avoir pu rencontrer le ministre espagnol.
Vladimiro Roca, un des principaux opposants en liberté, a jugé que les socialistes espagnols "ont superbement ignoré toutes les demandes et recommandations de l'opposition".
Mais pour Manuel Cuesta Morua, de l'opposition modérée social-démocrate, "ce rapprochement est positif", dans l'attente "des mesures efficaces et concrètes" en matière de droits l'homme.
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dimanche 18 mars 2007
Des femmes de dissidents emprisonnés manifestent à Cuba
Des femmes de dissidents emprisonnés manifestent à Cuba
Des épouses et autres proches de 59 dissidents cubains emprisonnés ont promis dimanche de continuer la lutte en faveur de leur libération, quatre ans après leur condamnation pour conspiration au profit des Etats-Unis.
Une cinquantaine de membres de ce groupe de femmes, qui se font appeler les "dames en blanc", ont défilé dans la principale artère du quartier de Miramar et demandé à ce que le 18 mars devienne la journée internationale des prisonniers de conscience, en l'honneur de leurs maris et proches derrière les barreaux.
Cinq militants du Parti radical italien, dont un membre du parlement italien et un député du parlement européen, avaient rejoint le cortège des manifestantes, tenant une banderole frappée des mots: "Liberté et pas de violence à Cuba".
C'est la première fois depuis des décennies qu'un groupe de militants étrangers a pu se joindre à une manifestation de dissidents à Cuba, font remarquer des observateurs sur place.
Le 18 mars 2003, les autorités cubaines avaient entrepris d'arrêter 75 opposants et les avaient condamnés à de longues peines de prison au terme de procès sommaires. Seize de ces dissidents, dont la seule femme, ont depuis lors été remis en liberté pour raisons de santé.
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Libellés : dissidents
mardi 13 mars 2007
La guérison de Castro s'accélère alimentant l'hypothèse d'un retour en scène
La guérison de Castro s'accélère alimentant l'hypothèse d'un retour en scène
LA HAVANE (AFP) - Le processus de guérison du président cubain Fidel Castro s'accélère, ont assuré plusieurs responsables, alimentant les conjectures sur son prochain retour aux affaires, après plus de sept mois de convalescence, mais à un rythme sans doute moins soutenu qu'auparavant.
"Il y a une accélération de son processus de rétablissement. Nous espérons tous que cela prendra fin à court terme et que nous pourrons le voir de près", a déclaré l'un des vice-présidents cubains Juan Ramon Fernandez, lundi soir au cours d'une réception à l'ambassade d'Espagne.
Le chef d'Etat cubain, âgé de 80 ans, a transmis les rênes du pouvoir à son frère cadet Raul, 75 ans, depuis le 31 juillet, officiellement à titre provisoire mais pour la première fois depuis la révolution de 1959.
Cela fait sept mois et demi qu'il est éloigné du pouvoir par une maladie déclarée "secret d'Etat" dont on sait seulement qu'elle lui a provoqué des saignements intestinaux qui ont rendu nécessaire une intervention chirurgicale d'urgence le 27 juillet.
Interrogé à propos d'un retour au premier plan du fondateur du régime communiste, M. Fernandez a répondu qu'"après une maladie prolongée, il est nécessaire de prendre des mesures pour qu'il se repose et pour mettre un frein à son dévouement infernal au travail, auquel il consacrait des heures et des heures, des jours et des jours sans interruption".
Il n'est pas garanti que Fidel Castro écoute de telles recommandations: il a téléphoné à quatre reprises lundi à Port-au-Prince "pendant les discussions sur la coopération entre Cuba, Venezuela et Haïti", a raconté le président haïtien René Préval, à propos d'une rencontre avec le chef d'Etat vénézuélien Hugo Chavez et le vice-président cubain Esteban Lazo.
Les informations sur la santé de Fidel Castro sont dispensées au compte-gouttes mais, depuis la diffusion à la télévision nationale d'une vidéo le 30 janvier, où on le voyait en nettement meilleure forme que trois mois plus tôt, les responsables gouvernementaux se font plus diserts et optimistes.
Lundi, le chef de la diplomatie cubaine Felipe Pérez Roque, de passage à Paris, a affirmé que la santé de Fidel Castro "s'amélior(ait) manifestement" et que les "ennemis de Cuba", en particulier les Etats-Unis qui le donnaient pour mort, "devraient attendre".
Selon M. Pérez Roque, Castro "reprend du poids, fait des exercices physiques". Il est "en contact direct avec les dirigeants du Parti (communiste) et du gouvernement. Nous le consultons sur différents sujets et il nous donne son avis, il participe de plus en plus à ces activités".
Un retour sur la scène politique de Castro semble donc envisageable mais il est improbable qu'il reprenne ses fonctions avec la même ardeur et il devra apprendre à déléguer, se transformant en une sorte de "figure tutélaire", ont estimé des experts étrangers et diplomates en poste à La Havane.
Le vice-président Fernandez a souligné qu'il allait falloir "le protéger".
Le président du Parlement Ricardo Alarcon a indiqué, dimanche, dans un entretien au quotidien argentin Clarin, que Castro n'avait jamais abandonné le pouvoir mais seulement "cessé de faire les choses de la manière dont il les faisait auparavant, et qui était devenue emblématique".
Il a cité notamment ses "longs discours, sa présence dans toutes les activités, être informé et impliqué dans tous les dossiers", laissant toutefois sans réponse la question de savoir si Castro, une fois guéri, reprendrait le travail au rythme frénétique antérieur.
Le 16 février, Fidel Castro Diaz-Balart, le fils aîné de Castro, s'était dit convaincu que son père allait "se rétablir complètement".
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